Dans le cadre de sa dynamique scientifique, le laboratoire DIPHE organise régulièrement des « séminaires ouverts » qui accueillent des chercheurs nationaux et internationaux. Ces rencontres s’adressent aux étudiants du Master PEF, aux stagiaires de la formation PsyEN, aux doctorants, ainsi qu’aux partenaires scientifiques et professionnels de l’équipe (maîtres de stage, psychologues, enseignants, etc.). Ces séminaires incarnent pleinement la vocation du laboratoire à encourager les collaborations internationales et à proposer un espace de réflexion scientifique enrichi par la diversité des approches et des contextes de recherche à travers le monde.
– Antonio BORGOGNI, Professeur ordinaire, Département de Sciences Humaines et Sociales,
Sciences sociales du Sport, Étude Urbaine Université de Bergamo « Le corps et la ville. Phénoménologie des espaces publics », 25 mars 2026 à 18h, Campus Porte des Alpes, amphi H1.
Résumé :
La conférence s’inscrit dans la perspective selon laquelle les formes les plus innovantes de planification urbaine impliquent une reconquête progressive des espaces publics par le corps.
À travers des exemples et des images, sera retracée l’histoire récente du processus de réappropriation dont l’un des principaux jalons réside dans la rupture épistémologique introduite par Lynch (1960), relative à l’attention portée aux dimensions du vécu perceptif des espaces urbains. Son travail a non seulement influencé architectes et urbanistes, mais il a également inspiré des expériences de planification urbaine participative avec les enfants. Une part significative de la conférence sera ainsi consacrée à leur rapport à la ville : depuis les réflexions de Ward (1978), Ariès (1979) et Dolto (1998) jusqu’à la thématique des affordances (Kyttä, 2018), en relation avec les niveaux de mobilité indépendante et les possibilités de jeu (Shaw, Hillman et al., 2015 ; Depeau, 2021 ; Gillet, 2024).
Dans cette perspective, il est possible d’envisager une véritable intentionnalité éducative des espaces publics (Borgogni, 2020), fondée sur un ensemble de critères de conception et de modalités d’usage de ces espaces jusqu’à l’idée d’un maternage (Dolto, 1998) urbain (Borgogni, 2020). Parallèlement, la présence du corps dans l’espace public n’est pas exempte de conflits ni de tentatives de contrôle, susceptibles d’être interprétés, entre autres, à la lumière d’une perspective foucaldienne.
Les espaces publics ainsi conçus favorisent en outre l’activité physique quotidienne des citoyens (Commission européenne, 2022), contribuant à l’amélioration de la santé et à la durabilité urbaine, en configurant de véritables scapes au sens de Appadurai (1990), en facilitant le mouvement et la mobilité durable, tout en invitant à repenser les typologies d’activité physique et les modes de classification des espaces (Borgogni, 2012).
En définitive, un rapport équilibré entre corps et ville élargit le concept de capabilités des habitants (Nussbaum, Sen, 1993; Nussbaum, 2011) dans la vie quotidienne en restituant urbanité à l’espace urbain (Borgogni, Dorato, 2020).
– Claud Bisaillon, psychologue clinicienne et professeure agrégée Département de psychologie de l’Université de Sherbrooke avec une conférence intitulée « Réflexions sur l’attachement, la mentalisation et la (dys)régulation dyadique parent-enfant : quelques constats de recherche et applications cliniques » ; 9 octobre 2025 Campus Porte des Alpes, Bron
Emmanuel Monfort, Maitre de conférences, Université de Grenoble Alpes, conférence sur « Apprivoiser les fantômes du passé », Bron 19 décembre 2017